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Le point de vue du Kiki sur la technique en natation.

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    La technique en natation
Document ressource : « la natation de demain » Raymond Catteau (à droite sur la photo), formation professionnelle avec Marc Begotti (à gauche sur la photo) entraineur national.


Préambule :

Il n’y pas de différence de nature entre le triathlète enclume et le champion olympique du 1500 m, juste une différence de niveau. Ils sont soumis aux mêmes contraintes, l’approche est donc la même.

La construction du nageur se fait par 3 étapes successives et dans cet ordre : la construction du corps flottant, du corps projectile et du corps projectile propulseur.

Définitions
  • Corps flottant : capacité de se laisser flotter, équilibrer par l’eau ; ne rien faire dans l’eau et choisir la forme du corps entraînant une orientation voulue.
  • Corps projectile : capacité de passer à travers la masse d’eau avec un minimum de freinage.
  • Corps propulseur : capacité d’accélérer périodiquement la masse de son corps en utilisant ses propulseurs avec le meilleur rendement.

Chaque étape est un pré-requis au passage suivant, il est illusoire de travailler le corps projectile si le corps flottant n’est pas construit. Idem, il est impossible de travailler la propulsion si le projectile n’est pas construit.

On veillera à privilégier le postural sur le moteur dans la construction de la technique(ou du nageur), « on construit la barque avant de mettre les rames ».

1/ Les objectifs intermédiaires du corps flottant sont :
  • Passer de l’appui plantaire à la suspension.
  • S’immerger sous les ancrages : à la goulotte, tête sous les mains.
  • Aller toucher le fond.
  • Remonter sans rien faire passivement.
  • Se laisser orienter par l’eau.
  • Choisir la forme qui donne l’orientation voulue.
  • Accepter les déséquilibres : sans chercher à se rattraper, en inhibant les reflex de redressement, les écartements de bras, de jambes.

Le corps projectile suppose d’être aligné sur son axe de déplacement dans les plans verticaux et latéraux, d’être immergé et d’être indéformable.

2/ Les objectifs intermédiaires du corps projectile sont :
  • Passer d’une organisation privilégiant le « debout sur » à « s’aligner horizontalement dans »
  • Entrer dans l’eau par la tête (même par « la nuque »)
  • Entrer dans l’eau par la tête puis sortir en avant
  • Entrer dans l’eau par la tête loin du bord
  • Sortir très loin bras en avant
  • Conserver l’axe tonique en se déplaçant sous la surface.

Le travail du plongeon de départ est un axe capital dans la construction du corps projectile.

Comment faire pour être projectile? Il faut être aligné et corps indéformable pour déformer l’eau et non l’inverse.

Pour être aligné dans le plan horizontal (tête, nuque, dos sur le même plan), s’aligner de cette manière contre un mur, ce dernier représentant la surface de l’eau. Tenir la posture et s’imprégner des tensions musculaires, repères sensitifs afin de les retrouver dans l’eau.

Cette posture tête immergée, regard perpendiculaire au sens du déplacement menton rentré permet d’annuler la résistance de vague qui correspond au cube de la vitesse. Pour faire simple, pour v = 2 r =2x2x2=8. Pour v=3 r=27 !!!

Inconvénient, il devient plus difficile de respirer, la non dissociation de la tête et du tronc met en lumière des coups de freins important dans la nage sur les respirations. Solution faire des exercices de dissociation hors de l’eau et en marchant. Après essai cela fonctionne que si l’on se déplace… ex : tête fixe/ épaules mobiles, épaules fixes/ tête mobile. (Me consulter pour plus de clarté).

Pour être aligné sur le plan latéral, veiller à avoir des retours de bras relâchés, dans l’axe de l’épaule, repère : la main devra rester dans l’axe de l’épaule et décrire une ligne droite, surtout pas une action rotative antéro-interne.

Le battement qui est uniquement rééquilibrateur et non propulseur joue ici son rôle de stabilisateur du corps par rapport à l’axe de déplacement pour fixer le bassin.

Pour être indéformable, il faudra se durcir. Tous les exercices de gainages sont opportuns pour travailler le corps projectile. Mes 2 préférés : tenir position pompes hautes les jambes tendues en hauteur. Si possible être en appui les mains sur 2 ballons ou les jambes sur un ballon (faut qu’il soit gros). Le fakir : uniquement les épaules et talons en appui sur 2 bancs, en restant aligné et indéformable. Si possible se mettre en trinôme, 2 porteurs, un fakir.

Exemple de série 10 x 25 ou 50 cr alignement 20’’ / mur, idem sur ex de gainage.

Le travail des coulées est capital : être immergé, prendre le moins de place possible, être indéformable et pousser le mur en parcourant la plus longue distance possible sans aucune action motrice et attendre que l’eau nous arrête. Toujours s’imprégner des repères sensoriels afin de conserver la posture pendant la nage. Ainsi je passe au travers de la masse d’eau avec le – de freins possible.

3/ Les objectifs intermédiaires du corps propulseur sont :
  • Structurer conjointement le corps du nageur et son espace d’action : travail de repérage dans les plans horizontaux (haut, bas), sagittaux (droit, gauche et profondeur) frontaux (devant derrière).( Me consulter pour plus d’infos)
  • Rechercher la forme des propulseurs pour cerner de grande masse d’eau.
  • Orienter les propulseurs dans la direction des poussées.
  • Utiliser la plus grande amplitude de nage avec des retours aériens rapides et relâchés.
  • Accélérer les masses d’eau avec une force d’intensité croissante en intégrant la ventilation.

Le travail du corps propulseur ou plutôt projectile propulseur (tonicité axiale doit être conservée dans la nage) s’oriente dans 3 directions : la structuration de l’espace (ex ou est l’arrière du nageur, en contradiction avec l’arrière du terrien), l’organisation et l’utilisation des propulseurs, la ventilation.

Un travail avec élastique hors de l’eau parait être une solution pour organiser efficacement les propulseurs et construire la palle (main + avant bras verrouillée, bras et palle dissociée. C'est-à-dire orienter cette palle vers l’arrière avec une accélération en expirant de plus en plus fort. De cette manière Le nageur ne nage plus qu’avec ses mains mais avec l’association main avant bras.

Exemple 10 x 25 ou 50 cr amplitude sous l’eau, retour aérien rapide et relâchés 30’’ d’élastique entre les distances.

Pour être propulseur, il est essentiel de caler la respiration sur les poussées. Souffler créchiendo au fur et à mesure que l’on accélère.

Le plus souvent, les actions motrices se font en décélération car nous conservons nos réflex de terriens. Ainsi, sur terre nous appliquons des forces d’intensités linéaires pour courir par exemple. Si l’on procède de la même manière dans l’eau, les pressions exercées font que spontanément nous appliquons une force d’intensité décroissante alors qu’il faudrait faire l’inverse.

Le plus souvent le placement d’une accélération révèle une mauvaise structuration de l’espace corporel dans l’espace d’action. A savoir des poussées vers le haut au lieu d’être vers les pieds. Et une palle mal construite : manque de rigidité, dissociation avant bras/poignet. (À proscrire)

Pour différencier l’arrière du nageur (pieds) de l’arrière du terrien (dos), un travail dans le petit bassin, pieds bien ancrés, eau à mi-cuisses et mi épaules, corps à l’horizontal en réalisant des actions simultanées vers l’arrière avec accélération (et si possible une expiration forte et croissante) semble être profitable, le transfert s’opérant généralement vite et bien chez les sportifs.

Conclusion :

Pour conclure je citerai Paillard, l’apprentissage se fait par 3 étapes : la dislocation des blocs fonctionnel. (Il va falloir casser….)

La patiente recherche des solutions motrices efficaces. (Donc patience !!!)

Les répétitions pour automatiser et réduire le cout énergétique.

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